Immortalité et réincarnation: doctrines et pratiques: Chine, Tibet, Inde
<< Ta durée ? Qui es -tu, toi? – En quoi consistes-tu ? – Quand tu dis: c’est moi qui aspire à subsister: qu’est-ce que ce Moi?»
Pour la majorité des Occidentaux, soit qu’ils s’en tiennent à la définition des catéchismes : « L’homme est composé d’un corps mortel et d’une âme immortelle » ou à des définitions analogues établissant une division bien tran- chée entre esprit et matière, il n’y a pas là sujet à discus- sion. C’est le principe immatériel: l’âme qui subsiste tandis que le corps est détruit.
Il n’en va pas de même chez les peuples imbus de notions différentes quant à la constitution de leur personne. Cependant, en tous lieux, les faits imposent à l’homme la constatation du caractère transitoire de tout ce qui l’entoure, mais cette constatation, qui lui est pénible, n’entame pas son désir inné d’immortalité. Il s’y obstine, créant des mythes, des doctrines et des pratiques, tous tendant à le réconforter, à le confirmer dans la foi qu’il chérit en son immortalité.
ALEXANDRA DAVID-NÉEL









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