Kawazaki
Kawasaki” est une «marwiya» (un récit? un conte? un genre à part?) qui commence et se termine par la même phrase: «Je suis allé à Tata-Ouine pour une affaire sans importance». Cette clôture fait de tout ce qui a trait au texte une prison. Prison est cette «histoire» qu’il raconte, qui s’enroule sur vous comme une pieuvre et qui ne vous lâche pas. Prison est ce pays qu’est la Tunisie livrée au système mafieux des Trabelsi et de leurs acolytes (Tata- Ouine n’est pas Tataouine; Tata-Ouine, c’est le pays de Tata (dixit Imed) Leila, c’est Tunis la capitale des affairistes véreux, c’est toute autre ville tunisienne soumise à la loi de la jungle du marché parallèle), livrée aux zones de non-droit où il a innervé. Prison est cette expérience carcérale qu’a connue Taoufik Ben Brik quand il a dit non à Zaba (c’est lui, d’ailleurs, qui a inventé ce surnom de Zine El Abidine Ben Ali). Prison est cette gorge ployée qui empêche les mots de sortir et qui contraint au délire et au grommellement, délire et grommellement qui essaiment à travers tout le livre.
كَوزكِي، حرب شعواء على طريقة “كٌوبوي” القرن الواحد والعشرين، تتغير الجبهات والعنوان واحد “البقاء للأقوى” كرّ وفرّ وومراوغة، الغضب والحرمان يهجمان والعرش يصدّ، معارك في “منبسط الأرانب” تٌخسر، وأخرى تكسبٌ على بياض الورق… بين الحقيقة والوهم التباس محمود همّام يمتطي “كوزكي” وبن بريك يمتطي قلمه والعرش يمتطي أعناق مٌواليه ومعارضيه…




















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