Soleils levants: Le Japon et la Chine de Tibor Mende
hine et Japon le regard de l’Occident les oppose commodément, au nom de l’histoire récente et des LEVANTS antagonismes idéologiques. Vus d’Europe, l’un repré- sente l’extrême communisme, l’autre l’extrême capi- talisme. Comment ne pas les dresser face à face, en une sorte d’antithèse absolue ?
Tibor Mende qui a mené plusieurs enquêtes en Chine – à laquelle il a consacré divers livres et fait de longs séjours au Japon, s’attache au contraire à dé- nombrer les liens multiples de culture et de sensi- bilité, hier, d’intérêts et de sécurité, demain qui unissent les deux grandes nations de la civilisation sinique d’Asie orientale. Au-delà des contradictions entre les deux idéologies, profondément interprétées et << nationalisées» par les deux sociétés, Tibor Mende met l’accent sur tout ce qui fait converger les deux tentatives, et d’abord la priorité absolue donnée dans l’ensemble de l’univers confucéen à l’éthique sociale et au collectivisme spontané » qui rassemble les uns au sein de la commune populaire, les autres au sein de l’entreprise.
Cette convergence entre deux puissances aussi évi- demment complémentaires peut être d’ici à la fin du siècle, le facteur décisif de la vie internationale. Le monde occidental saura-t-il en discerner les aspects positifs et créateurs ou voudra-t-il n’y voir qu’une résurgence du vieux mythe du << péril jaune » ? Avec sa lucidité coutumière, Tibor Mende lance un nouvel avertissement à l’Occident trop longtemps aveuglé par l’égocentrisme de la puissance.


















