La présence de Jerzy Kosinski
Le personnage central de ce surprenant roman est prénommé Chance, né par hasard; super anti-héros, c’est peut-être l’homme de demain. Il est totalement absorbé par deux occupations solitaires : jardiner et regarder passivement, sans relâche, la télévision.
Le résultat est impressionnant. Chance est un “homme sans qualités” et son identité est fonction des événements qui pour lui n’existent que par l’image télévisée. Mais il est obligé brusquement d’affronter en direct la société et même, par un concours de circonstances vraisemblables, il rencontre hommes politiques, diplomates, financiers… Or ses réponses à leurs graves propos concernant la marche du monde sont considérées comme des simplifications lucides de grande valeur et de grande portée…
Chance est-il le technocrate du futur ? Le chef que réclament les jeunes, maître désengagé, sans liens, sans angoisse ? Est-il un disciple de Rousseau, contiant en la bonte naturelle de l’espèce humaine ? C’est au lecteur d’en décider.
Jerzy Kosinski a écrit tout à la fois une parabole, une satire, un conte, une histoire passionnante, spirituelle, ironique. Jerzy Kosinski est né en Pologne en 1933. Il s’installa aux Etats-Unis en 1957. En 1958, il se vit accorder une bourse par la Fondation Ford. Il poursuivit ses études à la New School for Social Research et à la Columbia University de New York.
Il est licencié en histoire et en science politique. En 1967, il obtint la bourse Guggenheim destinée à faciliter la création littéraire. En 1968, il fut nommé membre du Center for Advanced Studies de la Wesleyan University du Connecticut. De 1969 à 1970, il enseigna l’anglais à l’Université de Princeton. Actuellement (1970-1971), il est professeur de Dramatic Prose and Criticism à l’Université de Yale.
Jerzy Kosinski n’écrit qu’en anglais, mais ses œuvres ont été traduites dans toutes les langues principales. Le premier roman de Jerzy Kosinski, L’OISEAU BARIOLE, paru en France en 1966, fut considéré comme un événement littéraire. Son roman LES PAS (1969) obtint la même année aux Etats-Unis “The National Book Award” , prix qui récompense le roman le plus important de l’année. Ces deux romans ont été traduits en plus de trente langues.


















