Le livre est écrit à une époque charnière où les théories de l’évolution (Darwinisme) et la physique moderne ébranlent les fondations de la théologie chrétienne. Mallock refuse de rejeter la science, mais refuse également d’abandonner la religion. [1, 2]
L’ouvrage s’articule autour de trois grands axes :
- La faillite des deux extrêmes : Mallock attaque d’une part les apologistes religieux qui tentent de nier les faits scientifiques par des pirouettes théologiques. D’autre part, il critique les scientifiques athées qui pensent que la science pure peut expliquer la totalité de l’expérience, de la conscience et de la moralité humaines.
- Le dilemme du déterminisme : Il consacre une grande partie du livre à la question du libre arbitre. Si le monde physique est purement mécanique et déterminé (comme le soutient la science de l’époque), alors la responsabilité morale humaine s’effondre.
- La solution par le pragmatisme : L’argument final de Mallock est novateur. Il soutient que puisque l’intellect pur ne peut pas résoudre logiquement la contradiction entre le déterminisme scientifique et la liberté religieuse, l’humanité doit accepter la religion comme une “doctrine crédible” sur une base pratique : elle est indispensable au maintien de la civilisation, des valeurs morales et de la cohésion sociale.





















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